Syndicat des RSG de la Montérégie CSN-FSSS

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22 mai 2019

Négo RSG 2019

La mobilisation pour notre négociation 2019, c’est essentiel!
Voir la vidéo;  https://www.facebook.com/Rsgfssscsn/videos/2091707954288298/?t=28
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21 mai 2019

  • Versement du solde du comité de formation continue et de perfectionnement 2019

    Une autre correction est requise du ministère!

    Lors de la rencontre du comité de formation continue et de perfectionnement du 16 mai, les représentants du ministère nous ont déposé les données financières du comité pour l’année 2018-2019.

    Ainsi une indemnité de 80.65$ a été identifiée par le ministère pour la participation des RSG à des activités de formation et de perfectionnement.

    Or notre analyse des données financières a permis d’établir qu’une correction de près de 395 000$ doit être effectuée dans l’établissement de cette l’indemnité. En effet, une somme de près de 31.90$ est manquante pour chaque RSG en plus de celle identifiée par le ministère. Une situation rappelant celle de 2017-2018 où un second versement a également été nécessaire suite à notre intervention, et ce, pour le même type de problème.

    Grâce à présence et à la vivacité de la CSN, c’est donc une indemnité totale de 112.55$ qui sera versée aux RSG.

    Actuellement certains BC ont commencé à verser une première partie de l’indemnité de 80.65$ à laquelle viendra s’ajouter une seconde d’environ 31.90$ au cours des prochaines semaines.

    Ref; https://www.fsss.qc.ca/versement-solde-formation-perfectionnement/#.XOsyDMhKjIU

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21 mars 2019

Réaction de la FSSS-CSN au budget Legault

Voir la vidéo;  https://www.facebook.com/Rsgfssscsn/videos/2041742735920986/

Ce que craignaient les RSG se confirme dans le budget 2019 : le gouvernement les abandonne. La FSSS-CSN déplore que le développement de places dans les CPE et dans le milieu familial régi ne figure pas à l’agenda du gouvernement Legault, alors qu’il garde le cap sur son projet insensé de maternelles 4 ans mur-à-mur.

«Partout au Québec, les travailleuses des CPE et les RSG rencontrent les députés. Ce que le gouvernement nous annonce aujourd’hui, c’est que nous devons continuer de leur mettre de la pression parce qu’ils n’ont rien compris!», Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN.

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4 mars 2019

Une belle et grande victoire pour les RSG-FSSS-CSN

Nous avons tenu la minute de plus, nous n’avons pas cédé aux pressions du ministère et du Secrétariat du Conseil du Trésor. Nous nous sommes tenues debout, déterminées, convaincues et nous avons atteint notre objectif !

Les actions de mobilisation, la ténacité, la patience et confiance que vous nous avez partagées au moment où nous vous avons demandé de nous permettre de poursuivre notre lutte dans le dossier de la clause remorque (450$) nous auront permis d’obtenir un règlement sans perte pour les RSG-FSSS-CSN, tout en préservant tous nos droits quant à la clause du PIB pour l’année 2013.

Le 1er mars, à quelques jours de l’audience devant le tribunal d’arbitrage, le ministère de la Famille nous a soumis une nouvelle proposition de règlement dans laquelle bien sûr le PIB ne fait plus partie des contreparties réclamées jusqu’à maintenant.  Réunies en conseil sectoriel, les représentantes syndicales ont décidé d’accepter la nouvelle proposition de règlement intervenue entre les parties.  Nous avons obtenu un règlement très satisfaisant qui permettra à toutes nos RSG de maintenir tous nos droits collectifs négociés lors des deux dernières négociations.

Enfin, vous allez recevoir votre 450$, ce qui réglera le dossier de la clause remorque qui datait de 2015.

Félicitation à vous toutes.

Karine Morisseau

Représentante du secteur des RSG-FSSS-CSN

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05 décembre 2018

8.25$ contribution réduite

Le 1er janvier 2019 / La contribution de base passe à 8.25$

Tous les parents dont l’enfant occupe une place subventionnée doivent verser une contribution de base directement à leur service de garde. Le Règlement sur la contribution réduite (RCR) prévoit que la contribution de base doit être indexée au 1er janvier de chaque année.

À compter du 1er janvier 2019, la contribution de base demandée au parent dont l’enfant fréquente un service de garde subventionné passera donc de 8.05$ à 8.25$;

Rappelons toutefois que de ce montant, seulement 7.00$ est versé à la RSG dans le cadre de sa rémunération;

La différence de 1,25$ est retournée directement au Conseil du Trésor pour hausser les revenus du gouvernement.

Il ne s’agit donc pas d’une hausse de revenu pour la RSG.

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20 novembre 2018

Le Québec en fait-il assez pour ses tout-petits ?

Au Québec, on compte près de 540 000 tout-petits. Dans quelles conditions de vie grandissent ces enfants de 0 à 5 ans ? Sommes-nous à la hauteur de ces tout-petits qui seront les grands de demain ? La majorité d’entre eux se portent bien et vivent dans un environnement propice à leur développement. Néanmoins, plusieurs vivent encore des situations difficiles.

Une mobilisation sans précédent pour faire de la petite enfance une priorité au Québec est déjà en branle et bien vivante, mais est-ce assez quand l’on sait qu’aujourd’hui un peu plus d’un enfant sur quatre est vulnérable à la maternelle dans au moins un domaine de développement ?

Ce sont beaucoup trop de petits citoyens qui sont laissés pour compte. L’impact des difficultés vécues par chacun de ces tout-petits dès la petite enfance, une période particulièrement importante, est bien réel. Les répercussions sur leur santé, leur bien-être et leur bon développement pourraient persister dans le temps et influencer les adultes qu’ils deviendront.

Mais nous pouvons y remédier.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’agir et d’assurer un avenir plus prometteur à chacun de nos tout-petits. Voilà un excellent moyen de réduire les inégalités sociales, ici, au Québec.

Sachant que chaque dollar supplémentaire investi dans l’éducation à la petite enfance peut rapporter 6 $ en bénéfices économiques, selon le Conference Board du Canada, pourquoi ne pas investir dans ce placement à très haut rendement ?

Un meilleur départ dans la vie pour les tout-petits favorise notamment une plus grande réussite éducative et une meilleure santé physique et mentale à l’âge adulte. Agir tôt, c’est offrir les meilleures conditions afin que tous les enfants du Québec développent leur plein potentiel et fassent bénéficier le Québec de leurs talents. Il n’y a aucun doute : investir collectivement en petite enfance, en commençant dès la grossesse, a des retombées positives des années durant, et ce, à tous les niveaux.

Alors que la Grande semaine des tout-petits bat son plein, l’occasion est toute désignée pour réfléchir collectivement aux mesures à prendre afin que tous nos enfants démarrent dans la vie avec les mêmes chances : les meilleures chances.

Nous avons fait le choix de nous mobiliser afin de faire de la petite enfance une priorité.

Les leviers nous permettant d’offrir un meilleur départ aux tout-petits sont multiples. Que l’on pense aux services pour accompagner les parents dès la grossesse, à des services de garde éducatifs de qualité pour tous, aux actions des différents milieux pour favoriser la transition entre les services de garde et le milieu scolaire, à une meilleure conciliation famille-travail, à des logements abordables, à des milieux de vie de qualité, ou encore à des services sociaux et des soins de santé accessibles, il est possible d’agir maintenant et de faire encore mieux pour nos enfants.

Faisons du Québec un exemple à suivre en matière de petite enfance. N’y a-t-il pas plus beau et plus porteur projet de société que d’accompagner nos tout-petits à chaque étape de leur vie pour qu’ils deviennent des citoyens accomplis et engagés ? C’est à notre portée !

Ensemble, faisons grandir le Québec ! Soyons tous pour les tout-petits.

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27 octobre 2018

Vidéo soulignant la profession et les principales fonctions des responsables en service de garde (RSG) en milieu familial auprès des enfants, à tous points de vue. Durée : 4’04”.

https://www.facebook.com/Rsgfssscsn/videos/2165646196814134/

https://www.facebook.com/Rsgfssscsn/videos/2165646196814134/

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19 octobre 2018
ICI Radio-Canada Ottawa-gatineau

Mathieu Lacombe nommé ministre de la Famille

Mathieu Lacombe qui signe un livre, entouré de sa famille.

Le député Mathieu Lacombe accède au Conseil des ministres Photo : Radio-Canada

18 octobre 2018

La FSSS-CSN salue la nomination des nouveaux ministres de la Santé et des Services sociaux et de la Famille

La FSSS-CSN salue la nomination des nouveaux ministres de la Santé et des Services sociaux et de la Famille

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) salue la nomination de Danielle McCann et Mathieu Lacombe à titre de ministres du gouvernement Legault. La FSSS-CSN profite de l’occasion pour rappeler l’importance d’améliorer le réseau public de santé et de services sociaux et le réseau des services de garde éducatifs et d’appuyer davantage le personnel.

Du pain sur la planche pour les nouveaux ministres

Avec ces nominations, la FSSS-CSN annonce ses priorités pour le début du mandat du gouvernement Legault. En santé et services sociaux, la ministre doit agir en priorité :

Sur la crise d’épuisement et la pénurie de personnel qui affaiblit l’offre de services à la population ;

Pour mettre derrière nous l’austérité libérale en réinvestissant dans le réseau ;

Pour s’assurer que l’ensemble des CISSS et CIUSSS parviennent à régler les négociations locales en misant sur la stabilité et des mesures de conciliation travail-famille.

« Tout le monde sait à quel point le réseau de la santé et des services sociaux a fait les frais de la réforme Barrette et des années libérales. On ne peut plus se permettre de répéter les mêmes erreurs en pensant obtenir d’autres résultats. Il faut miser sur notre réseau public et appliquer les solutions que nous proposons depuis des années. Il est grand temps d’améliorer les conditions de travail du personnel épuisé. J’espère que la ministre McCann aura ces priorités dans ses cartons », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

Pour ce qui est des services de garde éducatifs et à contribution réduite, le ministre doit :

Rétablir la tarification unique et annuler la modulation des tarifs dans les CPE et services de garde en milieu familial ;

Continuer à développer le secteur des services de garde à contribution réduite ;

Annuler la décision absurde et inéquitable d’imposer des frais pour le guichet unique dans les milieux familiaux régis et subventionnés.

« J’ai bien hâte de connaitre les intentions du ministre Lacombe pour les services de garde éducatifs et à contribution réduite. Il nous fera plaisir de rappeler au ministre que toutes les études démontrent que la qualité est au rendez-vous dans le réseau des services de garde éducatifs régis et que c’est là que nous devons mettre nos énergies », poursuit Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN.

En campagne électorale, la CAQ indiquait vouloir mettre fin à l’opacité du précédent gouvernement et tendre la main aux groupes de la société civile. La FSSS-CSN espère que le gouvernement Legault tiendra parole et qu’il nous rencontrera dans les meilleurs délais.

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15 octobre 2018

RSG en ligne! Ça vous dit quelque chose?

Votre BC devrait déjà vous avoir transmis ce carton d’information vous invitant à bénéficier de la formation RSG en ligne afin de remplir votre obligation annuelle de perfectionnement.

Un outil disponible dès maintenant, simple, efficace, qui a été négocié et développé pour vous par votre comité de formation:

https://rsgenligne.ca/login/index.php

C’EST GRATUIT!

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10 octobre 2018

3e négociation collective des RSG-CSN;

Pour se propulser

Deux documents seront très bientôt expédiés aux 27 syndicats de RSG-CSN. Le premier explique l’ensemble de nos demandes syndicales à la suite de consultations menées au printemps 2018. Le second permettra d’amender et même d’apporter de nouvelles demandes.

Notre projet de renouvellement de notre 3e entente collective fera très bientôt l’objet d’une tournée nationale de consultations auprès des 3000 RSG-CSN de toutes les régions.

Il s’agit d’un projet enlevant, qui espérons-le, nous permettra collectivement l’atteinte d’une meilleure reconnaissance ainsi que le respect de notre profession et de nous-mêmes. Surtout, ce projet devrait nous permettre, enfin, de reléguer loin derrière les impacts néfastes de la période d’austérité imposée par l’ancien gouvernement libéral. Et ce n’est pas l’élection d’un gouvernement caquiste qui va nous empêcher d’atteindre nos objectifs

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6 octobre 2018

Reconnaissance

UN PEU D’HISTOIRE : depuis leur syndicalisation en 2009, les RSG-CSN n’ont cessé de lutter pour leur reconnaissance et leurs droit à des conditions de travail décentes.

Le 11 avril 2011, elles ont ainsi été les premières à signer une entente collective avec le gouvernement, après d’intenses négociations et actions de mobilisation dans les mois précédents. Elles ont alors obtenu des avancées, qui se sont traduites par un rattrapage de l’ordre de 45 % sur trois ans !

Nous avons été capables il y a 8 ans, nous avons continué à nous battre jour après jour depuis ce temps et aujourd’hui, il ne faut pas se laisser abattre parce que l’on traverse des temps plus difficiles. Au contraire, levons-nous, restons unies et fortes, car c’est ensemble que les RSG FSSS-CSN seront gagnantes!

 Voir la vidéo;  https://www.facebook.com/Rsgfssscsn/videos/330637474363689/?t=228

Ce que les médias en disait le 28 novembre 2010 :
https://bit.ly/2E3MFnE (La Presse)
https://bit.ly/2NtktKx (Le Journal de Québec)
https://bit.ly/2yjhRZT (communiqué de presse)

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2 octobre 2018

Maraudage

La Loi sur la représentation des RSG en milieu familial régi et subventionné prévoit une période de maraudage du 2 octobre au 1er novembre 2018.

C’est donc une période où les RSG peuvent à nouveau choisir l’organisation qui saura le mieux les représenter à l’aube de la troisième renégociation de notre entente nationale.

Lors des maraudages de 2013 et 2015, pas moins de 1400 RSG membres de la FIPEQ-ADIM-CSQ ont joint librement à la CSN. Aujourd’hui, le secteur des RSG regroupe plus de 3000 RSG.

Bienvenue à la CSN.

Pour nous contacter : 1 800 947-6177

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27 septembre 2018

Carrefour des lecteurs
La Tribune

Les CPE et le milieu familial régi offrent le meilleur

Maternelle 4 ans, CPE, garderies commerciales, etc. En cette période électorale, les partis politiques font des courbettes et nous promettent un peu de tout pour nos tout-petits. Pourtant, toutes les offres n’ont pas la même valeur.

Les services offerts en centre de la petite enfance (CPE) et en milieu familial reconnu et subventionné (RSG) sont devenus des alliés importants de la réussite scolaire et de la conciliation famille-travail-étude.

Toutes les études démontrent les avantages des CPE en matière de développement global de l’enfant, par comparaison aux garderies commerciales, qu’elles soient subventionnées ou non. La même supériorité est observable chez les RSG reconnues par rapport à la garde d’enfants à domicile qui n’est pas régie par la loi.

Qu’en est-il de la maternelle 4 ans? Cette proposition s’appuie sur la croyance que le système scolaire est nécessairement meilleur pour la préparation à la scolarité, et ce, notamment pour les enfants ayant des besoins particuliers. Le milieu scolaire a ses propres défis à relever en matière d’immobilier vétuste et de manque criant de locaux et de personnel. Nous reconnaissons que la maternelle 4 ans répond efficacement aux besoins spécifiques des enfants issus de milieux défavorisés. Ceci n’implique pas qu’il est nécessaire d’en faire une norme.

Dans les CPE, la majorité des éducatrices ont reçu une formation spécialisée pour répondre aux besoins des tout-petits. La taille des groupes, le ratio adulte-enfants, les services alimentaires et la mise en place de moyens de communication avec les parents contribuent à la qualité du service. De plus, ces éducatrices emploient des méthodes éducatives fondées sur le développement global de l’enfant, sa stimulation, l’éveil de tout son potentiel et sa socialisation par le jeu.

Le défi auquel il faut s’attaquer est celui du manque de places en CPE et de l’iniquité d’accès qui en résulte. C’est par le financement et la valorisation de ces services, en complémentarité des services éducatifs déjà existants, que le prochain gouvernement pourra offrir véritablement le meilleur aux enfants du Québec.

Or, depuis 15 ans, le gouvernement n’a de cesse d’attaquer les services de garde éducatifs et subventionnés. Il existe encore de nombreuses familles qui n’ont pas accès à une place à contribution réduite dans un service de qualité (…) Même si le gouvernement québécois annonçait ce printemps la gratuité des services de garde subventionnés aux parents des milieux défavorisés ainsi que la création de plus de 5000 places en CPE, il reste beaucoup à faire pour reconstruire ce qui a été détruit et améliorer notre réseau.

Nous appelons le prochain gouvernement à déployer tous les efforts nécessaires pour assurer une accessibilité accrue aux réseaux des CPE et du milieu familial reconnu et subventionné, dont la supériorité a été prouvée à maintes reprises.

Jacques Létourneau
Président de la CSN

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21 septembre 2018

Guichet unique : la CSN en action depuis des mois

Depuis l’annonce de l’imposition de frais de guichet unique par le ministère de la Famille, la FSSS-CSN a été proactive dans la contestation de ceux-ci en initiant un recours devant la Cour supérieure, le 13 juillet dernier, qui a d’ailleurs été repris par d’autres organisations.

De plus, une série de mésententes collectives contre cette tarification du guichet ont déjà été déposées au nom de toutes les RSG. D’autres seront déposées dès que le prélèvement des frais sera effectué par votre bureau coordonnateur sur le versement de la subvention. Il n’est donc pas nécessaire de remplir des milliers de mésententes. Toutes nos RSG sont couvertes par nos mésententes.

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L’ex-président de la Commission sur l’éducation à la petite enfance nous rappelle que les partis politiques devraient assurer aux enfants de milieux modestes des services de garde gratuits.

Il faut améliorer l’éducation à la petite enfance

Point de vue; Le Soleil (27 août 2018)
L’éducation à la petite enfance constitue le premier maillon de la réussite éducative. Elle devrait être une priorité pour la société. Les recherches internationales sont unanimes : un enfant qui arrive bien préparé à l’école a plus de chances de persévérer à l’école, d’obtenir un diplôme et de devenir un citoyen productif.

Craig Alexander, économiste et vice-président du Conférence Board du Canada, affirme que l’éducation à la petite enfance est le moyen le plus sûr d’assurer l’avenir du pays et de combattre les iniquités sociales. Il ajoute : si et seulement si l’éducation à la petite enfance est de qualité.

Il se dit beaucoup de choses dans la campagne électorale qui s’amorce autour du soutien à la famille et de l’éducation à la petite enfance. J’aimerais rappeler ici les constats les plus importants de la Commission sur l’éducation à la petite enfance que je présidais en 2016-2017.

L’éducation à la petite enfance est un actif qu’il faut s’employer socialement à sauvegarder et à améliorer. Si on souhaite qu’elle constitue une stratégie plus efficace pour lutter contre l’analphabétisme, l’abandon scolaire et la faible diplômation, elle doit être accessible et de qualité. Quatre facteurs entrent en jeu : 1) la formation des intervenants (la formation collégiale représente la meilleure voie à ce chapitre); 2) le ratio enfants-éducateur; 3) un programme pédagogique validé scientifiquement; 4) la qualité de la relation éducative éducateur-enfants et éducateur-parents.

L’accessibilité doit être élargie aux enfants les plus à risque (familles à bas revenus) et aux enfants à besoins particuliers. Ces enfants bénéficient plus que tout autre à fréquenter assidûment un milieu éducatif stimulant. Par ailleurs, on sait que la réussite éducative à la petite enfance ne passe pas par une scolarisation précoce mais par le jeu. Par le jeu, on stimule la créativité, on permet la socialisation, on développe la curiosité et les mécanismes de base de l’apprentissage. Ces acquisitions faites très tôt dans le développement de l’enfant sont permanentes et opèrent durant toute la scolarisation de l’élève.

La fermeture des milieux non régis

Le débat électoral en cours est propice à des dérives qu’il importe de corriger.

Ainsi, on ne peut réduire la qualité des milieux éducatifs à leur simple appartenance à un réseau, qu’il soit commercial ou à but non lucratif (CPE), en milieu familial ou en installation. Il existe des milieux de qualité dans toutes les catégories. Il faut cependant reconnaître, comme le démontrent les études de l’Institut de la statistique du Québec, que ceux-ci sont beaucoup plus présents dans le réseau à but non-lucratif (CPE). Au Québec, seuls les milieux respectant ces critères de qualité devraient être accessibles et financés à la même hauteur par le gouvernement.

Par conséquent, aucun site de milieu de garde non régi ne devrait exister puisqu’il ne répond formellement à aucun critère de qualité sanctionnés par le Ministère. En ce sens, la Commission que je présidais proposait la gratuité de tous les milieux de qualité, l’abandon du crédit d’impôt offert aux parents qui inscrivent leur enfant dans des milieux non régis et la fermeture des milieux non régis. La proposition d’un tarif universel réduit (8,05 $ par jour) est un pas dans la bonne direction à condition d’offrir la gratuité aux familles à bas revenus.

Par ailleurs, si on veut y arriver, les critères de qualité éducative nécessaires dans chacun de nos services de garde doivent être assurés par une évaluation ministérielle constante et une offre de formation continue.

La meilleure stratégie

Dernière remarque : la maternelle 4 ans a été conçue pour rejoindre les enfants qui n’auraient pas fréquenté un milieu de garde avant cet âge. Cela doit demeurer le seul objectif de la création de ces maternelles 4 ans, d’autant que l’on conçoit mal comment développer les places nécessaires faute d’espace et d’accès à une main-d’œuvre qualifiée et disponible. Il m’apparaît déraisonnable de vouloir transférer massivement les enfants qui ont accès actuellement à de bons services en milieux de garde dans des maternelles 4 ans. D’une part, ces enfants reçoivent déjà une stimulation adéquate; les déplacer ne devient qu’un leurre mathématique. D’autre part, les sommes utilisées pour ouvrir des maternelles inexistantes seraient plus utiles pour développer des places en milieux de garde de qualité et en favoriser l’accès au plus grand nombre d’enfants le plus tôt possible dans leur vie.

Bref, la meilleure stratégie électorale serait 1) d’abolir le crédit d’impôt pour les milieux non régis et de les fermer; 2) d’exiger que tous les milieux respectent des normes de qualités minimales; 3) d’assurer l’accessibilité aux enfants les plus à risque et aux enfants à besoins particuliers; 4) d’assurer un financement équitable à tous les milieux de garde de qualité; 5) de proposer la gratuité ou un tarif universel dans tous les modes de garde de qualité; 6) d’exiger une évaluation régulière des milieux de garde et de rendre accessible la formation continue dans tous les milieux.

Il faut se réjouir de la sensibilité actuelle des partis à l’enjeu capital de la petite enfance, mais ne bradons pas la qualité au détriment de l’accessibilité. Ce serait un bien mauvais service à rendre à nos enfants.

André Lebon, président de l’ex-Commission sur l’éducation à la petite enfance

https://www.lesoleil.com/opinions/il-faut-ameliorer-leducation-a-la-petite-enfance-00c4c01a889946c815467285920162c9?utm_campaign=lesoleil&utm_medium=article_share&utm_source=Facebook